Neige.

Cet endroit, cette lumière. Interdite. Inaccessible. Fruit empoisonné. La neige scintille, le lac gelé accapare nos yeux. Emerveillement. Nous ne devrions pas être ici. C'est tellement beau. Les chevaux se cabrent, face à face, les flocons tourbillonnent autour d'eux. Un héron s'envole, ses ailes immenses assombrissent le ciel. Sabots qui claquent contre le sol gelé, crinières folles dan le vent. Libres. Les naseaux brûlants se frottent contre nos joues et nous rions, c'est simple, évident. Durant ce court instant d'insouciance, de bonheur pur, je réussis à t'oublier, les joues rosies par le vent, les cheveux emmêles, non, tu n'existes plus. Vous êtes mon bonheur. Je vous aime tellement.
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato giovedì 17 dicembre 2009 13:51

Fièvre.

Fièvre.
Noir, tout est noir. Je grelotte, j'ai si froid. La cage thoracique éclatée en mille petits morceaux. Étourdie. Flou, les couleurs se mélangent. J'entrevois sa silhouette. Toujours la même, insouciante, rebelle, impétueuse. J'aimerais fondre. Comme, une bougie qui brûle depuis des heures, une bougie dont la flamme vacille, qu'un souffle pourrait éteindre, si faible soit-il. Mon c½ur s'emballe, affolé, je ne contrôle plus. La silhouette disparaît. Elle joue à cache cache dans les méandres de ma cervelle. Je voudrais lui cracher au visage toute la haine et la douleur qui n'habitent. L'anéantir. Je me surprends à lui parler au milieu de mes délires. Non, je ne contrôle vraiment plus rien. "Christina, petit dej', je crois bien qu'il neige".

# Postato domenica 06 dicembre 2009 16:05

Insomnies.

Il fait noir. Je crois que je marche, je ne sais plus. Je tourne, je m'étourdis. Je hume l'odeur des sous bois et je devine le craquement des feuilles mortes sous mes pas. Je ne vois toujours rien. J'ouvre les yeux. Je suis éblouie. Une lumière blanche brûle mes pupilles qui n'ont pas vu le soleil depuis trop longtemps. Une clairière, oui, je crois que s'en est une. Les squelettes de plusieurs arbres m'entourent. Il sont grands, lugubres et leurs branches pendent comme les bras de pantins désarticulés. Pantins qu'un gamin explose, il lui tord les poignets et lui arrache la tête. Un cri perçant fait trembler la terre. Une ombre géante nage sur le sol. Je lève les yeux. Un oiseau, immense. Un aigle je crois. Rouge, flamboyant. Ses yeux sont les cadrans de deux pendules. Les aiguilles tournent à n'en plus finir. Déboussolée. L'oiseau disparait. Et j'entends les voix. Les voix qui chuchotent, et qui hurlent. Qui crissent comme des millions de craies sur un tableau noir. Le tableau de mon âme. Sombre, égoïste. Un chapeau noir est déposé sur le sol. Il m'attire irrésistiblement. Je crois que je me suis perdue.
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato giovedì 26 novembre 2009 13:10